Elections congolaises et mémoire des éveillé(e)s

 »Un peuple sans mémoire ne peut pas être un peuple libre » D. MITTERRAND

Inscrits dans un faux processus affairiste et mortifère malheureusement dénommé  »politique », des compatriotes ayant accepté d’être corrompus afin qu’ils élaborent et votent des lois liberticides se plaignent. Ils veulent que  »l’opposition congolais » ait  »une candidature unique » à  »la présidentielle ».

Se moquant de l’importance du débat public en politique, ils l’ont annulé aux cours des élections pièges-à-cons de 2006 pour un motif farfelu.

Avant les élections bidons de 2011, corrompus, ils ont accepté que  »l’élection présidentielle » se joue au cours d’un seul tour. Incapacités par l’argent ayant mangé leurs cœurs et leurs esprits, ils ont opté pour l’autoflagellation en sachant que les dés étaient pipés. Ils ont exigé de  »l’opposition congolaise » qu’elle ait  »un candidat unique » pour mettre la chance de son côté.  »Sorciers », ils savaient que cela n’était pas possible à cause de la fausseté du processus et du mensonge systémique constituant son fondement. La suite est connue.

Comme il n’y a pas un sans deux, et deux sans trois, les revoici. Ils réclament encore  »une candidature unique » de  »l’opposition congolais » pour battre  »le dauphin » des Fosses Communes au Congo (FCC). Ils veulent faire croire aux masses populaires congolaises que les Fosses Communes au Congo (FCC) ont renoncé à leur mission mortifère.  »Sorciers », ces compatriotes ont oublié que  »l’autorité amorale » de ces FCC,  »leur Kamikaze en chef », a soutenu qu’il mourra d’une balle dans la tête. Récemment, l’un de ses proches, Delphin Kahimbi, se confiant à Colette Braeckman, dit ceci: « Nous sommes arrivés au pouvoir (sic) par la force. Que ceux qui souhaitent l’alternance sachent qu’ils ne l’obtiendront ni par les élections ni par des manifestations pacifiques, mais en faisant la même chose que nous. » (http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2018/07/17/kabila-verrouille-son-armee/)

Du point de vue de l’histoire, les FCC évitent de tomber dans l’amnésie. Elles savent d’où elles viennent, ce qu’ est leur mission et ce qu’elles veulent réellement. Les compatriotes qu’elles achètent veulent plonger les masses populaires congolaises dans l’amnésie et les transformer en des moutons. Ces compatriotes évitent, souvent, de discuter, de parler de ces messages des FCC avec les masses populaires. Ils les zapent tout en félicitant  »leur kamikaze en chef » d’être sur  »la bonne voie » (de la mort à infliger aux populations congolaises) afin que  »les copains et les coquins »,  »chômeurs de longue durée », jouissent.

Ce faisant, ils détruisent la mémoire collective congolaise ou l’affaiblissent afin qu’elle ne soit pas  »une mémoire vivante »,  »une mémoire vigilante »,  »une mémoire des éveillé(e)s ».

Il ne faut rien exagérer. Des jeunes attentifs à l’histoire immédiate du Congo-Kinshasa se lèvent.  »Les minorités organisées et agissantes » ne dorment ni ne sommeillent. Elles sont décidées à se battre pour une  »TSK » (une Transition Sans Kabila). Une utopie ! Peut-être. Mais une bonne utopie !

Des compatriotes distraits posent cette question :  »Quel serait le fondement légitime et légal d’une TSK ? » Ces compatriotes parlent de légitimité et de légalité là où Delphin Kahimbi parle de  »la force ». Il refuse de croire qu’il y ait une autre légitimité ou une autre légalité justifiant leur mission mortifère au Congo-Kinshasa en marge de  »la loi de la force ».

Ne pas entendre le discours des FCC, ne pas l’analyser et le partager avec les masses populaires et ne leur parler que des élections pièges-à-cons sans des actions alternatives allant dans le sens de l’insurrection des consciences, cela peut être interprété comme  »non-assistance à une population en danger ».

Babanya Kabudi

Génération Lumumba 1961

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