Devant les responsables des partis et regroupements politiques réunis hier au Palais du peuple : Nangaa reste accroché à la machine à voter !

La Tempête des Tropiques 
 
 Selon le président de la Centrale électorale, les recommandations formulées par la fondation britannique Westminster sont en train d’être respectées et seront respectées!  
Les responsables de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), les délégués des partis et regroupements politiques se sont réunis dans le cadre du Comité de liaison entre cette centrale électorale et ces formations politiques hier mardi 25 septembre 2018 en la salle de spectacles du Palais du Peuple, à Kinshasa.
Le président de la CENI, Corneille Nangaa, a saisi cette occasion pour confirmer, dans sa communication, la tenue des élections présidentielle, législatives nationales et législatives provinciales) à la date fixée du 23 décembre 2018 et le financement du processus électoral qui permet de respecter jusque-là toutes les étapes du calendrier électoral global.
En présence de la plupart des membres du bureau et de l’assemblée plénière de son institution, le président de la centrale électorale congolaise, qui a dirigé la rencontre, a réitéré devant ses interlocuteurs (les délégués des partis politiques de la Majorité et de l’Opposition et de certaines organisations de la Société civile) la détermination des dirigeants de la CENI d’utiliser la machine à voter lors de  prochaines échéances électorales.
Parmi les représentants des organisations politiques, il faut citer ceux de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), du FCC (Front commun pour le Congo), de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise), d’Ensemble pour le changement, et autres.
Ils ont ainsi soulevé quelques préoccupations sur la machine à voter, cette innovation apportée par la centrale électorale qui semble jusque-là diviser la classe politique congolaise.  Pour Corneille Nangaa, les recommandations formulées par la «Fondation britannique Westminster pour la démocratie» seront toutes prises en compte.
«Qu’à cela ne tienne, les préoccupations relevées par cette fondation britannique n’enlèvent pas la fiabilité de la machine à voter», a martelé le président de la CENI. Il a aussi soutenu que «les partis politiques peuvent envoyer leurs experts à la CENI pour débattre autour de la machine à voter». Et d’ajouter : «la CENI reste disponible pour ce genre de débat».
Il y a cependant le problème de sensibilisation à l’utilisation de la machine à voter qui, pour les représentants de toutes les tendances, semble encore se poser à près de 88 jours de la tenue des élections. C’est ainsi qu’il a été demandé aux responsables de la CENI d’accélérer la sensibilisation à cet outil électoral qui reste jusque-là inconnu dans certains coins du pays.
Aussi, il a dementi les propos de Jean-Pierre Bemba qui avait dit d’avoir fait presque 6 minutes pendant son expérimentation de la machine à voter. Il a donné, par contre, un exemple d’une démonstration faite toujours sur cet outil électoral auprès de 300 personnes qui s’étaient exercés sur 2 machines à voter pendant deux heures.
Le président de la CENI a, en outre, apaisé les représentants des formations politiques préoccupés par le financement du processus électoral. Pour lui, les différentes étapes du calendrier électoral sont jusque-là respectées, c’est-à-dire que le problème de finances ne se pose pas non plus. Il a invité les acteurs politiques à ne pas se laisser distraire, car la CENI a mis le cap vers les élections ».

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