De Genève à l’Afrique du Sud. Les acteurs apparents et l’errance des masses populaire kongolaises

« Ainsi, on ne permet pas à l’électorat de comprendre le jeu politique ni de choisir le modèle de développement qui lui convient. C’est le grand capital qui décide des lois et l’élu plie ou dégage. » A. TRAORE

Avant  »les élections » de 2018, il y a eu une rencontre des  »politiciens kongolais » à Genève, en dehors de leur pays. Pourquoi ? Qui travaillait dans les coulisses de cette rencontre. Des questions dont les réponses données n’ont jamais provoquées, au Kongo-Kinshasa, de débats publics sérieux.

Avant  »les élections » de 2023, il vient d’y avoir une rencontre des  »politiciens kongolais » en Afrique du Sud. Pourquoi ? Qui a facilité et convoqué cette rencontre ? Les langues commencent à se délier au moment où commence  »la campagne électorale ». Les masses populaires convoquées aux urnes seront-elles mises au courant des enjeux dont il fut question à Genève et dont il vient d’être question en Afrique du Sud ?

Hier, au retour de Genève, les détails n’ont pas été partagés avec les masses populaires. En sera-t-il de même aujourd’hui ? Le temps nous le dira. N’empêche qu’une hypothèse soit émise sur ces marchés des dupes. La voici : « Avaliser la vente aux enchères du Kongo-Kinshasa comme  »réservoir des matières premières », voilà ce qui fait courir plusieurs acteurs apparents de la scène politique kongolaise manipulant les identités tribales et se cachant derrière de  »beaux programmes de gouvernement » sans contre-pouvoirs. »

Le refus de savoir ce qui s’est passé hier à Genève, la volonté d’ignorer ses acteurs pléniers opérant dans les coulisses de l’histoire kongolaise, cela a engendré  »l’Afrique du Sud ». Et voilà ! La montagne a accouché d’une souris.

Malheureusement, les masses populaires, appauvries anthropologiquement, ne sont au courant de rien. Elles vont applaudir ces acteurs apparents et accepter d’être sacrifiées sur l’autel de leurs ambitions marchandes.

Les livres délivrent réellement. La marchandisation de la vie et de la réussite au Kongo-Kinshasa a créé un désert culturel dans les coeurs et les esprits de plusieurs compatriotes kongolais. S’ils avaient lu après  »Genève » et produit l’intelligence collective en organisant les débats publics, les critiques et les remises en question de cette rencontre, ils auraient pu s’apposer et /ou éviter  »l’Afrique du Sud ».

S’ils avaient lu  »Les réseaux soros à la conquête de l’Afrique1 » et  »Soros et la société ouvert2 ». S’ils avaient revisité Frantz Fanon en lisant  »La mort de Lumumba : pouvions-nous faire autrement ?  », ils auraient pu être délivrés de leur errance politique actuelle.

Sans une bonne et sérieuse production de l’intelligence collective, la confiance naïve placée dans les acteurs apparents kongolais et/ou kongolisés finira par consacrer la balkanisation et l’implosion du pays.

Déchiffrer certains livres illuminent. Et les minorités organisées et pensantes comprennent la misère causée par la marginalisation du livre au coeur de l’Afrique. Pourtant, tout ou presque est écrit.

Babanya Kabudi

Génération Lumumba 1961

1S. ERBS, V. BARBE et O. LAURENT, Les réseaux soros à la conquête de l’Afrique. Les réseaux d’influence à la conquête du monde, Versailles, Va Editions, 206 p.

2P.-A. PAQUEVENT, Soros et la société ouverte. Métapolitique du globalisme, Paris, Culture & Racines, 2020, 474 p.

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