Appel public du Botswana au départ de J. Kabila : Pour Okitundu, « consterné », fallait pas le dire à haute voix

Le Botswana avait appelé ouvertement au départ du président Kabila et avait critiqué ouvertement la RDC à propos de sa situation politique caractérisée par le blocage du processus politique et la violation des droits de l’homme, le gouvernement a réagi le mardi 27 février par la bouche de son Vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères.

Dans son communiqué, Leonard She Okitundu s’est dit « consterné » d’avoir lu sur les réseaux sociaux un communiqué de presse du gouvernement Botswanais dont le contenu fustige de manière autoritaire les autorités du pays, son processus politique et électoral, sa situation sécuritaire et humanitaire.

Sur le fond, le ministre des affaires étrangères congolais n’a rien trouvé d’autres à opposer au président Botswanais que les conclusions du sommet des chefs d’État de la SADC du 20 août.

Mais c’est sur la forme que Okitundu s’en prend au Botswana.
Pour le ministre, il ne fallait pas le dire à haute voix.
Le président Botswanais aurait dû formuler ses critiques par voie diplomatique et non le faire publiquement, estime She Okitundu.
Le vice-premier ministre dit condamner cette façon de faire.

Trop tard, le mal est fait. Le Botswana, pays démocratique et siège de la SADC, se moque éperdument des protestations de Kinshasa. Car il n’entretient pas des relations de copinage avec Kinshasa comme le Zimbabwe et l’Afrique du Sud de Zuma.

Pour rappel, le Botswana avait exhorter lundi passé la communauté internationale à accentuer la pression sur le pouvoir de Kinshasa afin de l’emmener à renoncer au pouvoir et à ouvrir la voie d’un nouveau régime politique.

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