Mbuji-Mayi : Le laboratoire informatique de l’ISTM incendié

Le Boulevard Laurent Désiré Kabila dans la Commune de Diulu, ville de Mbuji-Mayi (Kasaï Oriental).

actualite.cd

Le bâtiment abritant le laboratoire informatique de l’Institut Supérieur de Techniques Médicales (ISTM) de Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental, a été incendié la nuit du vendredi 9  mars vers 23 heures par des personnes non-autrement identifiées.  Cet incendie intervient dans un contexte tendu entre les étudiants de l’ISTM et ceux de l’Université Officielle de Mbuji-Mayi (UOM) qui sont affrontés violemment la veille à l’issue d’un match de Nzango moderne qui a tourné cours. Cette rencontre sportive était organisée par le comité provincial de Football Féminin au stade Tshikisha dans le cadre de la célébration de la journée internationale dédiée à la femme.

Visiblement la tension n’avait pas baissé malgré la réunion d’apaisement qui s’est tenue entre le vice-gouverneur, les membres des comités de gestion et les présidents des étudiants de deux institutions juste après les incidents.  Les deux universités se rejettent mutuellement la responsabilité de cet incendie qui a occasionné dégâts matériels importants.

Du côté de l’ISTM, on pense qu’il s’agit des représailles de la part des étudiants de l’UOM qui menaçaient déjà de mettre le feu à un auditoire. Selon Jean Kabongo, président des étudiants de l’ISTM, un groupe d’individus se réclamant « étudiant de l’UOM », qui cherchaient à se battre dans la journée du vendredi 9 mars, a été maitrisé par la police universitaire.

« C’est vrai, il y a eu des désordres après le match. Mais ce vendredi un groupe de personnes était venu menacer de brûler un auditoire dénommé Steve Mbikayi. Heureusement, 3 d’entre eux  ont été arrêtés et amenés à la mairie, et un  autre a été copieusement tabassé. En ce moment, il est hospitalisé. Le Laboratoire incendié contenait près de 850 chaises en plastiques, des tôles, 2 groupes électrogènes mais les ordinateurs sont portés disparus», a-t-il confié à ACTUALITE.CD.

Des arguments qui ne tiennent pas debout du côté de l’UOM. « Il s’agit d’un montage politique. Nous avons veillé avec les étudiants ici sur le campus accompagné de la police et des agents des services de renseignements. Comment expliquer qu’on soit encore partis là-bas pour brûler leur bâtiment. Nous avons parlé avec le gouverneur et il a promis de diligenter une enquête pour établir des responsabilités. », a rétorqué Patrick Nkanka, président des étudiants de l’Université Officielle.

Auguy Mudiayi

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